Heure Sainte, Jeudi 1er novembre 2018, Fête de tous les Saints

Heure Sainte, Jeudi 1er novembre 2018, Fête de tous les Saints /

Hommage à Saint Paul VI, suite à sa récente canonisation, et en mémoire de l’année
de son rappel à Dieu, il y a 40 ans (1978)

Exposition du Saint-Sacrement

Chant : Seigneur Jésus tu es présent

 [1]
Seigneur Jésus, tu es présent dans ton Eucharistie,
Dans cette hostie nous t’adorons et nous te magnifions.
Toi qui es Dieu, toi qui es Roi, tu nous as tout donné.
Tu es le Christ, tu es l’Agneau immolé sur la croix.
Dans ta passion tu as porté chacun de nos péchés.
Ton sang versé nous a lavés et nous a rachetés

Parole de Dieu

Marc 14

Ils parviennent à un domaine du nom de Gethsémani, et il dit à ses disciples : "Restez ici tandis que je prierai." Puis il prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il commença à ressentir effroi et angoisse. Et il leur dit : "Mon âme est triste à en mourir ; demeurez ici et veillez." Etant allé un peu plus loin, il tombait à terre, et il priait pour que, s’il était possible, cette heure passât loin de lui. Et il disait : "Abba (Père) ! tout t’est possible : éloigne de moi cette coupe ; pourtant, pas ce que je veux, mais ce que tu veux ! " Il vient et les trouve en train de dormir ; et il dit à Pierre : "Simon, tu dors ? Tu n’as pas eu la force de veiller une heure ? Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation : l’esprit est ardent, mais la chair est faible."
Méditation

Paul VI, Pèlerinage à Jérusalem, janvier 1964

C’est maintenant qu’il faut que nos esprits se réveillent, que nos consciences s’éclairent et que, sous le regard illuminateur du Christ, toutes les forces de nos âmes se tendent. Prenons maintenant conscience, dans une douleur sincère, de tous nos péchés, prenons conscience de ceux de nos pères, de ceux de l’histoire passée, prenons conscience de ceux de notre époque, de ceux du monde dans lequel nous vivons. Et pour que notre douleur ne soit ni lâche ni téméraire, mais humble, pour qu’elle ne soit pas désespérée, mais confiante, pour qu’elle ne soit pas passive, mais priante, qu’elle s’unisse à celle de Jésus-Christ Notre-Seigneur, patient jusqu’à la mort et obéissant jusqu’à la croix, et en évoquant son émouvant souvenir, implorons sa miséricorde qui nous sauve.

Prière

Seigneur, nous te rendons grâces pour Paul VI, récemment canonisé et qui intercède pour nous et pour l’Église de notre temps. Nous te rendons grâces pour sa persévérance dans l’épreuve, pour son indéfectible amour pour l’Église durant la croissance parfois douloureuse de celle-ci dans la suite du Concile. Sois béni pour tous tes dons, Seigneur, Toi qui vis et règne pour les siècles des siècles. Amen.

Silence

Chant : C’est par tes souffrances

 [2]
R. C’est par tes souffrances, Seigneur, que nous sommes sauvés !
C’est pour nous que le Christ a souffert,
Il nous a montré le chemin,
afin que nous marchions sur ses traces.

Parole de Dieu

Jean 19

Or près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : "Femme, voici ton fils." Puis il dit au disciple : "Voici ta mère." Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit comme sienne.

Méditation

Paul VI, Lettre Encyclique Christi Matri, 1966
Puisqu’aux époques d’incertitude et de trouble, l’Église a l’habitude de recourir à l’intercession de Marie, sa Mère, c’est vers celle-ci que Nous Nous tournons. Vers elle que Nous orientons notre pensée et celle de tous les chrétiens. Car, selon le mot de saint Irénée, "elle est devenue le salut du genre humain tout entier". Rien ne Nous paraît répondre plus parfaitement aux circonstances que de faire monter la supplication de toute la famille chrétienne vers la Mère de Dieu invoquée comme "Reine de la Paix", afin que parmi tant et de si graves misères elle dispense largement les dons de sa bonté maternelle […] Puisque la pitié de Dieu grandit quand les maux deviennent plus graves, Notre souhait le plus vif est qu’on invoque plus instamment Marie notre Mère, comme Nous l’avons déjà fait entendre, par la pratique pieuse du Rosaire. C’est là une forme de prière très agréable à la Mère du Seigneur et très efficace pour obtenir les dons du ciel.

Prière

Seigneur, avec saint Paul VI nous te prions en ayant recours à ta Sainte Mère. Nous te rendons grâces pour le titre de « Mère de l’Église » que le Saint Pape a voulu Lui attribuer lors du Concile. Sois béni pour le don de ta Mère à tous les hommes de notre Terre, Toi qui vis et règne pour les siècles des siècles. Amen.

Silence

Chant : Je te prends chez moi, Marie

 [3]
R. Marie, reine de l’univers. Marie, mère du rédempteur.
Je te prends chez moi, Marie, ma mère,
Car par la passion de ton Fils,
Ton cœur par l’épée est transpercé.
Cœur plein de grâces.

Parole de Dieu

Marc 15
A la neuvième heure Jésus clama en un grand cri : "Elôï, Elôï, lema sabachthani", ce qui se traduit : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? " Certains des assistants disaient en l’entendant : "Voilà qu’il appelle Elie ! " Quelqu’un courut tremper une éponge dans du vinaigre et, l’ayant mise au bout d’un roseau, il lui donnait à boire en disant : "Laissez ! que nous voyions si Elie va venir le descendre ! " Or Jésus, jetant un grand cri, expira. Et le voile du Sanctuaire se déchira en deux, du haut en bas. Voyant qu’il avait ainsi expiré, le centurion, qui se tenait en face de lui, s’écria : "Vraiment cet homme était fils de Dieu ! "

Méditation

Paul VI, Pèlerinage à Jérusalem, janvier 1964
Là où toi, ô Seigneur Jésus, l’innocent, tu as été accusé ; le juste, tu as été jugé ; le saint, tu as été condamné ; toi, Fils de l’homme, tu as été torturé, crucifié et mis à mort ; toi, Fils de Dieu, tu as été blasphémé, moqué, renié ; toi, la lumière, tu as connu les ténèbres ; toi, le roi, tu as été élevé sur une croix ; toi, la vie, tu as subi la mort, et toi, mort, tu es ressuscité à la vie. Ici, ô Seigneur Jésus, ta passion a été offrande, prévue, acceptée, voulue, a été sacrifice : tu fus la victime, tu fus le prêtre. Ici, ta mort fut l’expression, fut la mesure du péché humain, fut l’holocauste du plus grand des héroïsmes, fut le prix offert à la justice divine, fut la preuve du suprême amour. Ici se combattirent la vie et la mort, ici tu remportas la victoire, ô Christ, mort pour nous et ressuscité pour nous. Nous voici, ô Seigneur Jésus, Nous sommes venus comme les coupables retournent sur le lieu de leur faute. Nous sommes venus comme celui qui t’a suivi, mais qui t’a aussi trahi ; fidèles, infidèles, nous l’avons été tant de fois. Nous sommes venus pour confesser le mystérieux rapport entre nos péchés et ta passion, notre œuvre, ton œuvre. Nous sommes venus pour nous frapper la poitrine, pour te demander pardon, pour implorer ta miséricorde.

Prière

Seigneur, nous te rendons grâces car les prières naguère exprimées avec ferveur et intensité par saint Paul VI se déploient maintenant, nous le croyons, dans une nouvelle dimension, immensément plus vaste, maintenant qu’il est élevé aux honneurs de l’autel. Gloire à Toi, Seigneur, Toi qui vis et règne… Amen.

Silence

Chant : C’est par tes souffrances

 [4]
R/ C’est par tes souffrances, Seigneur, que nous sommes sauvés !
Lui qui n’a pas commis de faute,
il ne s’est trouvé en sa bouche aucun mal.

Tantum ergo

 [5]
Tantum ergo Sacramentum
Veneremur cernui !
Et antiquum documentum
Novo cedat ritui !
Præstet fides supplementum
Sensuum defectui !
Genitori Genitoque
Laus et jubilatio,
Salus, honor, virtus quoque
Sit et benedictio !
Procedenti ab utroque
Compar sit laudatio . Amen .

Bénédiction du Saint Sacrement

Louanges divines

Salve Regina

-----------

[1Paroles : M.-F. Penhard, M. Penhard–Musique : Charles –Eric Hauguel–Chants de l’Emmanuel

[2Paroles : Domaine public–Musique : Père André Gouzes o.p. © Editions de l’Abbaye de Sylvanès

[3Paroles et musique : Communauté de l’Emmanuel (G. Dadillon)

[4© Musique : A. Gouzes, op Abbaye de Sylvanes

[5Paroles et musique : Liturgie Catholique Romaine Version musique : Chants de l ’ Emmanuel (M. Wittal)